Battre la droite et l’extrême droite, construire une alternative à la politique du gouvernement

Communiqué d’Ensemble ! 35

Mardi 24 mars 2015

Les résultats du premier tour des élections départementales sont très préoccupants. Ils marquent un succès pour la droite et une progression de l’enracinement du Front National. L’abstention reste très élevée. C’est une situation dangereuse pour le pays.

En Ille et Vilaine, les candidats du PS et du PRG, sous l’étiquette Énergies solidaires résistent mieux qu’à l’échelle nationale mais le FN confirme son enracinement dans plusieurs cantons, et sera présent au second tour dans cinq cantons. Le FDG progresse dans les cantons où il présentait des candidats. Dans les deux cantons où s’est construite une alliance FDG-EELV, la dynamique est encourageante.

S’il s’agissait d’une élection locale, les ressorts du vote des électeurs sont essentiellement nationaux. Le gouvernement a été sanctionné aujourd’hui parce qu’il mène une politique qui plonge le pays dans l’austérité et le chômage. Il favorise ainsi l’abstention et le vote protestataire de repli. Les coupes massives dans les dépenses publiques mises en oeuvre par le gouvernement touchent de plein fouet les collectivités territoriales, en particulier les départements qui gèrent, entre autres, l’aide sociale, une partie des transports, donc des enjeux sociaux et écologiques essentiels.

La droite qui radicalise son discours et ses actes veut utiliser les élections départementales pour imposer demain encore plus de dégradations à nos conditions de vie et à l’environnement, encore plus d’austérité et de précarité. Nous n’avons donc rien à gagner d’une victoire de la droite qui se traduira par de nouvelles régressions sociales et écologiques en Ille et Vilaine comme dans tous les départements.

Le Front national constitue un danger mortel pour la société française. Son programme vise à détruire les conquêtes sociales et démocratiques réalisées par le peuple de ce pays. Il vise à diviser, à opposer les uns aux autres, à jouer sur les peurs, le racisme et la xénophobie. Son histoire et ses soutiens le montrent : ce n’est pas un parti démocratique mais un parti qui vante les régimes autoritaires, les dictatures. Il n’est pas non plus comme il le prétend un parti anti-système et ne compte pas s’attaquer aux inégalités entre riches et pauvres. Alors que nous avons besoin de plus de coopération et de solidarité à l’échelle européenne et à l’échelle mondiale, il prône le repli. Alors sans hésitation, le 29 mars, il faut barrer la route au FN par le vote pour les candidats qui combattent réellement ses idées : pas une voix, pas un canton, pas un département pour le FN!

Dimanche prochain, chacun décidera de son vote. Mais le plus important, c’est ce que nous ferons ensemble demain pour construire un nouveau chemin d’émancipation.
C’est bien la nécessité d’une alternative qui s’est exprimée pour barrer la route à l’extrême droite et à une droite de plus en plus extrême. Les forces qui soutiennent le gouvernement paient lourdement la politique anti-sociale, les reculs écologiques et démocratiques d’un Président de la République et d’un Premier ministre acquis au néolibéralisme et à l’austérité perpétuelle. Des forces sont disponibles pour se mobiliser et construire une alternative à cette gauche de renoncement comme cela a été fait avec des candidatures communes entre le Front de gauche, EELV, le NPA, des socialistes dissidents, des forces citoyennes. Cela doit être le début d’un rassemblement qu’il faut amplifier. De prochaines étapes sont devant nous : à l’appel des organisations syndicales dans la rue le 9 avril, avec les Chantiers d’Espoir dès le 11 avril pour construire la nouvelle dynamique populaire dont nous avons besoin.