Eau : appropriation collective et gratuité

Faire reculer le pouvoir des actionnaires dans tous les domaines et promouvoir l’appropriation sociale des moyens de production  font partie des objectifs d’Ensemble!.

Dans le domaine de la gestion de l’eau, des batailles citoyennes se mènent depuis des années pour contester à Véolia, Suez et la Saur, les trois multinationales françaises qui se partagent le gâteau (5,2 milliards de chiffres d’affaires en 2010) le droit de gérer l’eau et de verser des dividendes aux actionnaires sur notre dos. L’exigence d’une gestion publique de la production, de la distribution et de l’assainissement a grandi.  Le collectif Eau du Pays de Rennes, auquel Ensemble! participe, a contribué à rendre cette exigence incontournable. La ville de Rennes a décidé en 2013 de mettre fin à 134 ans de gestion en délégation de service public confiée à Véolia (ex-CGE).

Nous souhaitions la création d’une régie, comme pour l’assainissement, c’est le choix de la forme Société Publique Locale qui a été fait.

Au 1er avril 2015, la SPL VDR prend le relais de Véolia. Autre exigence devenue incontournable, grâce notamment à la campagne municipale de Changez la ville!, la gratuité des premiers mètres cube qui correspondent aux besoins vitaux de chacun. La gratuité, c’est l’égalité de tous, qui permet d’accéder à  un bien commun  quels que soient son origine sociale et ses moyens financiers. Instaurer de nouveaux espaces de gratuité, c’est faire reculer le marché, avancer l’égalité des droits et développer la liberté.

Gratuité  ne veut pas dire que ce qui est gratuit n’a pas de coût. La gratuité est un choix politique, elle fait l’objet d’une construction politique assumée. Pour assurer la gratuité des 15 premiers mètres cube par an et par personne, il faut au delà de cette première tranche gratuite, faire une tarification progressive et mettre fin aux tarifs dégressifs des entreprises.