Non à l’augmentation du prix du ticket de bus et de métro

Le 10 juillet, au conseil d’agglomération, on nous demandait de voter l’augmentation de 7% des tickets (unité et carnets) des transports en commun. Proposition totalement inacceptable pour au moins 3 raisons

La première bien entendu est sociale : cette augmentation va bien au-delà de l’inflation et de la progression des salaires par rapport à 2012. C’est une décision aux conséquences lourdes dans le contexte socio-économique actuel. C’est une atteinte à la mobilité pour beaucoup de nos concitoyens qui ont un revenu juste au-dessus du seuil permettant d’obtenir la gratuité des transports et qui pourtant subissent aussi les difficultés du quotidien. La récente étude du cabinet Auxia sur la mobilité affirme que 8 millions de Français peinent à se déplacer chaque jour. On peut sourire quand on voit que Rennes Métropole espère dans le même temps faire passer le taux de fraude de 10 à 7 %!

La seconde est environnementale : augmenter les tarifs du bus et du métro c’est renoncer à inciter les usagers à laisser leur voiture au garage. Cette augmentation aura un effet direct sur la fréquentation des transports publics. Et ce n’est pas une affirmation idéologique. Le rapport d’activité 2013 précise que l’augmentation du prix du ticket pour la deuxième année consécutive est un facteur explicatif de la stagnation de la fréquentation en 2013.

La 3ème est démocratique. On nous dit que l’augmentation proposée était déjà inscrite dans le contrat signé en 2012 avec Keolis. Et se justifierait de fait ! Il s’agirait donc d’une simple décision technique alors. Et bien non, l’augmentation des tarifs des services publics locaux ne doit relever que de la seule décision politique des élus. Doit-on considérer que la démocratie, au sein de Rennes métropole s’arrête là où commence la délégation de service public ?

Il s’agit bien d’une augmentation qui a pour seul objectif d’augmenter les taux de marges déjà bien conséquents, notamment sur Rennes, de Keolis, filiale privée de la SNCF. Une régie nous aurait immunisés contre toutes ces considérations.