Testet : Communiqué Ensemble! 35

Depuis quelques mois, une mobilisation se poursuit pour défendre la zone du Testet contre le lancement d’un projet de barrage, par le conseil général du Tarn.

Celui-ci est jugé comme un « grand projet inutile » et imposé aux habitants.

Cette mobilisation a été depuis ses débuts fortement réprimée par l’état; ce qui entraîna dans la nuit du 25 au 26 octobre, la mort de Rémi Fraisse étudiant et militant écologiste, par des armes dites « offensives ».

Cet événement tragique a suscité la colère du mouvement social et de la population.

Le gouvernement et les forces de l’ordre, tout en dissimulant la gravité de l’évènement et la disproportion évidente de la force répressive mise en oeuvre- on peut parler à présent de forfaiture d’Etat- a pris la décision de tuer le mouvement de protestation dans l’oeuf.

De nombreuses manifestations en hommage à Rémi Fraisse, et dénonçant les violences policières, ont été interdites. Que cela soit dans la ville de Rennes ou dans beaucoup d’autres endroits.

Cette fois, ce sont les libertés d’expression et de manifestation qui sont attaquées.

Dans ce contexte, la décision de l’université de Rennes 2 de fermer ses portes le mercredi constitue une faute grave. Cette décision prise dans la panique par l’administration, était censée prévenir d’éventuelles perturbations que pourrait produire une assemblée générale.

De plus, la participation de Jean-Marie Goater, adjoint au maire et militant écologiste de Rennes à une des manifestations de protestation, a provoqué un « recadrage » de la part de la maire tout à fait déplacé. Toute la gauche doit se mobiliser pour la mémoire de Rémi et l’élucidation des circonstances de sa mort, le respect des procédures démocratiques à Sivens comme à Notre-Dame-des-Landes, la défense des libertés démocratiques de réunion et de manifestation.

Ensemble 35.

Rennes le 13 novembre 2014